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Mutualité
L’emploi et les métiers, la Gestion des AGES au colloque de l’OEMN
Le 19 octobre 2011, l’OEMN a organisé un colloque qui s’est déroulé à la Fédération Mutualiste de Paris sur le thème de l’emploi et des métiers en mutualité, et la gestion des âges.
En l’absence du Président Alain Le Strat, c’est M Lagoutte, vice-président de l’observatoire qui ouvrait la séance, en précisant que la mutualité doit faire face à des nécessités à la fois économiques, démographiques et politiques (ex. âge de la retraite repoussé) et que les règles de solvabilité ont contraint les mutuelles à se regrouper, et que seuls environ une dizaine de groupes subsisteront dans les dix ans à venir.
Il ressort de la situation actuelle que plus de 45 % du personnel est dans la tranche d’âge de 50 à 60 ans, en grande partie féminin et plutôt dans les catégories employées.
La CPNEFP et l’OEMN ont travaillé sur un référentiel métier, et la gestion des âges, afin d’établir une synthèse de préconisations pour le maintien de l’emploi des seniors.
M Lagoutte précise que les ruptures conventionnelles seraient en augmentation importante, et qu’il ne faudrait pas que cela devienne une stratégie d’une gestion des seniors.
Il est rappelé le rôle des CQP, notamment pour les publics fragiles (en reconversion professionnelle).
Par ailleurs, les valeurs de la mutualité devraient perdurer malgré la diversité des groupements mutualistes.
Animant ce colloque, Gilles Brie, journaliste, revient sur la réforme des retraites (en insistant sur l’impact important au sein de la mutualité) et commente le rôle des intervenants :
Valérie Defauquet précise qu’un référentiel métier a été établi pour le personnel relevant du livre III.
M.A. Bonnefois du cabinet Geste a constitué un rapport sur la situation aujourd’hui et demain.
Des entretiens individuels et des questionnaires ont été réalisés sur 40 métiers les plus représentatifs et les plus sensibles en fonction de l’évolution. Ce qui a permis une cartographie des métiers par famille avec l’émergence de 36 fiches métiers qui sont en phase de validation et qui feront l’objet d’une mise en ligne pour la fin d’année.
L’accent a été mis sur les mutations internes, le recentrage sur les activités à forte
valeur ajoutée, la proximité au niveau de la clientèle, la diversité des mutuelles, le
rôle du management, la filière commerciale avec la description des tâches du conseiller mutualiste à l’avenir nettement plus axée sur la vente ; il en ressort que la problématique de la santé, dans une société vieillissante, permettra aux mutuelles d’élargir leurs offres sur la prévention et la dépendance.
Anne Jolivet pour l’IRES souligne la proportion importante d’âge élevé, créé l’enjeu d’accompagner les capacités tout au long du parcours professionnel par la formation ; il faut concilier vie professionnelle, vie familiale et fin de carrière.
JF Robinet pour la DGEFP rappelle l’étude de OCDE de 2005 qui concluait que les employeurs avaient recours au financement des préretraites au dépend de l’état. Suite à la fin de cette pratique, l’obligation de négocier un accord senior a été mis en place, afin de maintenir l’employabilité des plus de 50 ans. 34000 accords ont été signés.
L’accord doit développer la formation pour le maintien de l’emploi sinon une pénalité s’applique.
Le contrat de professionnalisation, la prime de 2000 € pour l’embauche des plus de 40 ans ont été aussi évoqués.
A l’ARACT, on relève :
- 343 accords sur l’égalité hommes/femmes ont été signés,
- L’amélioration des conditions de travail plus précises pour les syndicats,
- La mise en place des entretiens de seconde partie de carrière,
- L’aménagement du temps de travail, le suivi médical renforcé, l’adaptation du poste de travail, la pénibilité uniquement axée sur le physique,
- Moins de 10 % des accords ont fait l’objet d’une étude approfondie.
En 2012, renegociations des accords.
A la FMP :
M. Coupri nous informe que la FMP a dû faire face à un plan social. Dans ce contexte social difficile, un plan seniors a été mis en place où l’on retrouve les thématiques habituelles, notamment la formation professionnelle, qui peut s’avérer problématique compte tenu des déplacements et des temps de trajet.
Il précise que la routine de travail a pour conséquence une sous estimation des compétences.
Il faut être plus positif dans le choix des personnes à former.
La proposition de temps partiel a rencontré peu de succès du fait de la diminution de salaire.
Le dispositif d’information sur le bilan retraite a également peu fonctionné, des dispositifs performants existent.
Le suivi médical constate une augmentation de 15 % des visites.
ADREA Franche-Comté :
Mutuelle relevant du livre III – 1000 collaborateurs.
Population plutôt jeune avec 10 % de moins de 50 ans,
La formation représente 3 et 4 % de la masse salariale.
Les EAP reste un moment important pour demander une formation :
A 45 ans, 1er entretien professionnel, période de professionnalisation.
Temps partiel : L’entreprise prend les cotisations à taux plein ce qui ne représente pas un gros investissement.
Mise en place de bilan retraite pris à 50 % par l’employeur,
Infos sur le DIF pour la préparation à la retraite.
Débat DRH UNEO :
Le compte épargne temps : controverse.
CFTC : Question sur le télétravail :
Suppose une organisation ergonomique valable.
Plan d’intervention de l’OEMN :
- Outil paritaire de branche qui prévoit deux pleinières dans l’année dont une en novembre sur le bilan social,
- Statistiques en collaboration avec la DARES et le CEREQ,
- Démarches métiers dans le bilan social,
- Valorisation des référentiels métiers, expérimentation sur l’acquisition des savoirs, formation au public fragile,
- 4 CQP,
- Audioprothésiste et assistante dentaire,
- Valorisation, certification, démarche d’évaluation ;
Monsieur Lagoutte conclut le colloque en précisant que cet outil servira de référence pour les négociations.
Mutualité RSI